Pôle

Technique d'escalade : les mouvements qui changent tout

Technique d'escalade : lolotte, dülfer, préhensions, lecture de bloc. Les gestes qui ont un nom, expliqués simplement, et comment les travailler.

En bref

Comment améliorer sa technique en escalade ?

En travaillant des gestes nommés plutôt qu'en enchaînant des voies au hasard. Ceux qui débloquent le plus tôt sont la lolotte, le dülfer et le placement de pied précis, détaillés dans les articles ci-dessous. Ce qui a un nom s'apprend : on le cherche, on l'observe chez les autres, on le répète volontairement.

La technique, c'est ce qui fait qu'un grimpeur passe un bloc sans forcer pendant qu'un autre s'épuise dessus. Sauf qu'on te dit rarement quoi travailler, et encore moins comment.

Chaque geste ici a un nom. C'est important : ce qui a un nom peut se chercher, s'observer chez les autres et se répéter volontairement. Le reste, c'est de l'intuition, et l'intuition met des années.

Pourquoi la technique ne vient pas toute seule

Elle vient un peu, avec les années, et c'est exactement le problème : elle vient trop lentement pour qu'on fasse le lien entre ce qu'on fait et ce qui s'améliore.

Grimper dans du dur ne t'apprend presque rien techniquement. Quand c'est à ta limite, tu fais ce qui marche tout de suite, c'est-à-dire tirer sur les bras. Les gestes propres s'installent dans un niveau où tu ne tombes pas, là où tu as assez de marge pour choisir ton mouvement au lieu de le subir.

C'est la séance la moins gratifiante de la semaine et la plus rentable sur trois mois.

Les contraintes, ou comment forcer un geste

Se dire « je vais faire attention à mes pieds » ne marche pas. Au troisième mouvement, tu as oublié. Une contrainte, elle, t'oblige.

Trois qui donnent le plus de résultat : les pieds silencieux, où tu reposes ton pied si tu l'entends ; la montée-descente, où tu désescalades le bloc que tu viens de faire ; et le nombre de prises de main limité, qui t'oblige à chercher dans les jambes.

Une contrainte par bloc, pas trois. Le détail des exercices est dans les exercices d'entraînement.

Te filmer, le seul retour honnête

C'est l'outil le moins cher et le plus ignoré. Ce que tu crois faire et ce que tu fais sont deux choses différentes, et un téléphone posé au sol règle le débat en trente secondes.

Regarde trois choses : le bassin, qui devrait être proche du mur ; les bras, qui devraient être tendus quand tu ne tires pas ; et les pieds, qui devraient se poser une fois, pas trois.

Quand la travailler dans la séance

Au début, après l'échauffement, jamais à la fin. La technique est une affaire d'attention, et l'attention part avant la force.

Une séance qui finit sur du technique produit surtout des mauvaises habitudes répétées avec de la fatigue. Comment répartir tes séances est dans construire son programme d'entraînement.

Par quels gestes commencer

Trois gestes changent le plus de choses le plus tôt, et chacun a son article ici : la lolotte, qui rapproche ton bassin du mur, le dülfer, qui te fait tenir dans un dièdre ou une arête sans force, et le placement de pied précis, qui n'a pas de nom mais qui décide de tout le reste.

Ensuite viennent les préhensions, parce que savoir comment tenir une prise change ce que tu peux faire avec. Le tour d'horizon complet est dans les techniques de mouvement en escalade.

Les 7 articles de ce pôle

Et si ton problème n’était pas la force ?

La plupart des grimpeurs bloqués travaillent le physique alors que le frein est technique. Le diagnostic Kaskad mesure tes 21 axes en une dizaine de minutes et te dit lequel c'est.

plus de 560 grimpeurs l'ont déjà fait. C'est gratuit et ça prend une dizaine de minutes.